0

Catégorie : Prix eco responsable

La Fourche calcule et affiche l’empreinte carbone de ses produits

Lancé en septembre 2018, lafourche.fr commercialise des produits biologiques – épicerie, boissons, hygiène, entretien, vrac, santé, cosmétiques -, en divisant par 4 ses marges commerciales. . Grâce à un système d’abonnement tarifé 59 euros/an, l’entreprise revendique ainsi des prix entre 25% et 50%​ moins chers qu’en magasin. Ce modèle de distribution vise à rendre le bio plus facilement accessible aux Français.

Présentation de l’initiative

La Fourche s’est fixée pour mission d’encourager la consommation responsable. Dans le but d’aider les consommateurs à effectuer des arbitrages d’achats pertinents, l’entreprise fournit diverses informations autour des produits qu’elle commercialise. Ainsi, sur chaque fiche produit figure une présentation du producteur, ainsi qu’un texte détaillant les raisons qui ont motivé le site à le référencer. En prime, le site affiche le score de l’application Yuka auprès de chaque produit.

Dans cette démarche d’information, l’entreprise a franchi un nouveau cap le 1er septembre dernier. En effet, La Fourche a eu l’idée d’afficher l’empreinte carbone de 1 500 produits alimentaires qu’elle commercialise, doublée d’une note carbone. L’objectif de cette initiative est de permettre aux clients de connaître en un coup d’œil quel est l’impact carbone du produit qu’ils sont entrain de choisir.

De la part d’un distributeur, le calcul de l’empreinte carbone des produits vendus, est une première en France.  Une initiative qui a nécessité une année de travail.

Pour parvenir à un tel résultat, La Fourche s’est associée à Etiquettable, une application collaborative de cuisine durable conçue par le cabinet de conseil en développement durable « ECO2 Initiative », en partenariat avec l’Ademe, qui a fourni un grand nombre de données. 

  • Comment le calcul de l’empreinte carbone a-t-il été effectué ? Il repose sur l’addition des émissions de gaz à effet de serre générées par la production, la transformation, le stockage et le transport de chacun des ingrédients présents dans le produit alimentaire étudié. A tout ceci s’ajoute ensuite les émissions générées par l’emballage dans lequel est placé le produit fini. Le client peut ainsi apprendre que des tomates biologiques produites sous serres hors saison et en France génèrent presque 10 fois plus de CO2 que des tomates importées d’Espagne.
  • La note carbone pour sa part, s’échelonne de A+ à E. A+ est la note correspondant à l’empreinte carbone la plus faible, et E est attribuée aux produits dont l’empreinte carbone est la plus élevée.

Bilan de l’implémentation

Cette initiative permet aux clients de connaître en un coup d’œil quel est l’impact carbone du produit qu’ils sont entrain de choisir. Elle a été saluée par plusieurs dizaines de mails de félicitations d’adhérents, et a été reprise par de nombreux médias de presse écrite et télévisée (La quotidienne de France 5,  Télématin, le magazine We Demain, Novethic, Bio Linéaires, ou encore France Inter).

A ce jour, plus de 90 000 visiteurs uniques se sont rendus sur le site depuis le lancement de l’initiative, et environ 60% d’entre eux sont allés sur une page produit où la note carbone est affichée.

La Fourche compte par ailleurs 7 000 membres adhérents.

Perspectives de développement

Déjà présente en France, en Belgique et au Luxembourg, La Fourche a des velleités de développement encore plus internationales, et entend reproduire cette initiative dans tous les pays dans lesquels l’entreprise se lancera.

Pour 2018, l’entreprise tablait sur un chiffre d’affaires de plusieurs centaines de milliers d’euros

Cdiscount réduit l’impact environnemental de sa supply chain

Cdiscount.com (filiale du groupe Casino), est une plateforme e-commerce française non alimentaire qui réalise un volume d’affaires de plus de 3,6 milliards d’euros en 2018. Le site a pour vocation de favoriser l’accès aux biens et aux services au plus grand nombre, tout en construisant une économie du numérique européenne, solidaire et responsable.

Présentation de l’initiative

De plus en plus de Français affirment être sensibles à l’impact écologique de leurs livraisons e-commerce, et ce, quel que soit leur âge. Une réalité dont Cdiscount a bien pris la mesure, et qui fait écho aux nombreuses initiatives déployées par l’e-commerçant afin de réduire l’impact environnemental de sa supply chain avale – depuis les entrepôts jusqu’aux internautes. Si sa démarche est née il y a 10 ans, elle a connu une très forte accélération ces 5 dernières années.

Le principal objectif du dispositif déployé, est d’adresser l’ensemble de la supply chain en s’attaquant à plusieurs chantiers :

  • Le choix des matériaux utilisés pour les colis
  • La réduction du nombre de camions sur les routes en faisant la chasse au vide à la fois dans les colis et les camions
  • Le recours à des modes de transport alternatifs
  • La gestion responsable des produits invendus et des produits usagés repris chez les clients. 

Pour atteindre cet objectif, Cdiscount a choisi de s’appuyer sur un écosystème de partenaires.  Deux d’entre eux sont plus particulièrement notables : Neopost et Envie.

Neopost conçoit notamment une  machine d’emballage automatisée, capable de réduire drastiquement le vide dans les colis. Baptisée « CVP-500 » (photo ci-contre), elle assure en effet l’optimisation sur mesure et en 3 dimensions des colis de produits mesurant entre 10 et 40 cm. Quatre machines CVP-500 ont déjà été installées dans 4 entrepôts de l’e-marchand. Trois à Cestas et une à Réau, en région parisienne.

Ces machines sont venues s’ajouter aux 3 machines 2D qui permettaient d’ajuster les colis en hauteur depuis 2010.

De plus, au mois d’octobre dernier, Cdiscount a finalisé en compagnie des ingénieurs de l’entreprise Neopost, les derniers réglages d’une nouvelle machine d’emballage : la « CVP-1000 ». Elle est capable de gérer des produits encore plus petits, de 5 à 40 cm, et vise un volume de traitement de 800 colis à l’heure (contre 400/heure pour la « CVP 500 »). L’investissement total sur les machines 2D et 3D est de l’ordre de 10 millions d’euros. 

Par ailleurs, Cdiscount cultive depuis 10 ans un partenariat avec l’association engagée en faveur de l’économie circulaire, ENVIE. Cdiscount a choisi ENVIE car en tant qu’Entreprise de l’Economie Sociale et Solidaire, ENVIE a recours à des personnes éloignées de l’emploi pour mener sa mission et les forme aux métiers du S.A.V. 

Plutôt que de détruire les produits retournés par les clients ainsi que les invendus, l’entreprise a décidé de les confier à ‘l’association, qui les répare et les remet en vente à travers son réseau, ou alors, les recycle entièrement lorsqu’ils sont trop endommagés.

Bilan de l’implémentation

La démarche de Cdiscount s’inscrit de bout en bout de la supply chain avale, avec des résultats sur chaque étape :

  1. Les emballages d’expédition :
  2. 90% des cartons utilisés sont désormais issus de matières premières recyclées bénéficiant de la certification FSC. Le but de ce label est d’assurer que la production de bois ou d’un produit à base de bois respecte les procédures garantissant la gestion durable des forêts.
  3. Les encres à base d’hydrocarbures ont été éliminées au bénéfice d’encres végétales pour imprimer la charte graphique et les adresses des clients, sur plus de 20 millions de colis envoyés en 2018.
  4. Depuis début 2017 tous les calages en plastiques ont été remplacés par du papier kraft.
  • La chasse au vide :
  • Les emballages en 3 dimensions ont permis d’utiliser 30% de consommables en moins (carton et ruban adhésif) et, grâce à la réduction du vide, de diminuer de 30% le nombre de camions circulant sur les routes. Cdiscount est le seul e-commerçant en Europe à avoir investi dans 5 machines permettant d’emballer ses produits en 3 dimensions.
  • D’ici à la fin de l’année 2019, 85% des colis seront emballés de façon optimisée.
  • Depuis 2017 le chargement en vrac de certains camions, au moyen d’un convoyeur, permet de réduire de 25% le vide dans les camions.
  • Le développement de modes de transport alternatifs
  • Cdiscount est le 1er e-marchand à utiliser le TGV pour ses livraisons le jour même vers 5 villes de France : Paris, Strasbourg, Lille Lyon et Marseille.
  • 100% des livraisons de produits de plus de 30kg à Bordeaux et Paris sont réalisées au moyen de véhicules électriques en propre. Dans ces villes les petits produits sont livrés en véhicules électriques par nos partenaires (Chronopost à Paris, Colissimo à Bordeaux) ou en vélo (Stuart à Paris).
  • Cdiscount a recours au ferroutage pour certains transferts de son entrepôt de Cestas à celui de Réau (3 conteneurs par semaine).
  • Les retours et invendus
  • Partenariat avec ENVIE sur la reprise des produits électroniques et électroménagers, étendu depuis 2017 à tous les produits.
  • Aucune destruction d’invendus .
  • Une revalorisation des produits usagés.
  • 530 tonnes de produits confiés par Cdiscount à ENVIE.
  • 7 emplois en insertion, pérennes et non délocalisables, du côté d’ENVIE. ENVIE indique qu’elle a un taux de retour à l’emploi des personnes en insertion de 80%.

Perspectives de développement

L’action de Cdiscount s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue. Les solutions ainsi que les résultats obtenus ont vocation à être poursuivis et même renforcés dans les mois et années à venir. De plus, la plupart des solutions déployées bénéficient à l’activité à l’international de l’entreprise.

Cdiscount souhaite à présent réduire l’impact de la chaine logistique amont (des fournisseurs vers les entrepôts), en engageant un dialogue avec les fournisseurs pour améliorer les pratiques.

Too Good To Go : l’application anti-gaspillage

Too Good To Go est née en 2016, la même année que la loi Garot, qui renforce l’engagement des pouvoirs publics à réduire de moitié les pertes et gaspillages alimentaires d’ici 2025. La start-up se présente donc comme une communauté qui lutte contre le gaspillage alimentaire. Son service repose sur une application mobile de mise en relation des utilisateurs avec des commerçants. Elle prévoit d’atteindre bientôt le cap des 20 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Présentation de l’initiative

Fondée par la Française Lucie Basch, Too Good To Go a vu le jour sur la base d’un constat simple : 1/3 de la nourriture produite dans le monde est gaspillée. En France, selon l’Ademe, 10 millions de tonnes de nourritures finissent chaque année dans la poubelle, soit l’équivalent de 150 kg par an et par habitant. La mission que s’est fixée Too Good To Go est de permettre à chacun, à son échelle, de lutter contre le gaspillage alimentaire. 

Concrètement, Too Good To Go s’appuie sur une application mobile éponyme. Elle permet à ses utilisateurs d’identifier près chez eux des commerçants qui proposent, à petit prix, un « panier surprise » composé des invendus du jour. Une fois l’application lancée, apparaissent alors les commerces qui proposent des paniers à récupérer le jour-même, en fin de journée (généralement entre 16h jusqu’à 20h). Le client ne sait pas à l’avance de quels produits son panier sera composé, et le découvre au moment où il le retire chez le commerçant.

Le prix moyen de ce panier peut osciller en moyenne entre 2 euros et 5 euros. La règle pour le commerçant  étant de vendre les produits au maximum au tiers du prix de vente habituel. De son côté, Too Good To Go se rémunère grâce à une commission de 1,09 euro sur chaque panier vendu.

La solution se veut gagnant-gagnant : les commerçants peuvent ainsi revaloriser des produits qui auraient été jetés quant aux utilisateurs, ils ont la possibilité de récupérer un lot de produits alimentaires à un prix défiant toute concurrence.

Too Good To Go compte parmi ses commerçants partenaires des boulangeries (dont les viennoiseries se périment très vite), des pâtisseries, des hôtels (souvent amenés à jeter des invendus issus des petits-déjeuners), des restaurants et évidemment, des supermarchés. L’entreprise travaille avec 95% des grands noms de la distribution, notamment Carrefour, Monoprix, Biocoop, Cora, Auchan, Naturalia ou encore Leader Price.

Bilan de l’implémentation

L’application Too Good To Go comptabilise 5 millions de téléchargements. Et l’entreprise revendique plus de 30% d’utilisateurs actifs. Ils achètent au moins une fois par mois un panier auprès d’un commerçant partenaire, au prix de trois ou quatre euros.

Too Good To Go en quelques chiffres c’est :

  • 10 millions de repas sauvés depuis 2016 dont 7 millions de repas en France
  • 11 000 commerçants partenaires en France
  • 1 “Guide Anti-Gaspi” qui donne toutes les clés au consommateur pour lutter contre le gaspillage alimentaire à la maison et 1 livre blanc consacré aux dates de péremption.
  • 60 000 signataires de la pétition #ChangeTaDate pour mieux informer les Français sur les dates de péremption.
  • 70 salariés en France

Perspectives de développement

Too Good To Go est aujourd’hui présent dans 14 pays, et emploie plus de 400 personnes. A ce jour, l’application compte 16 millions d’utilisateurs, 30 000 commerçants partenaires et revendique avoir sauvé plus de 22 millions de repas. La société continue de développer plus de partenariats avec les commerçants et poursuivre la sensibilisation du grand public.

Maboutiqueloop.fr veut démocratiser les produits consignés

Maboutiqueloop.fr est un site e-commerce commercialisant des produits du quotidien dans des contenants consignés et réutilisables. Loop (qui signifie « boucle » en Français) nourrit l’ambition de réduire la production de déchets.

Présentation de l’initiative

Loop est une initiative lancée par TerraCycle, une entreprise spécialisée dans le recyclage de déchets, fondée par le Hongro-Canadien Tom Szaky. Initiateur du projet Loop, il s’est inspiré du modèle américain du « milkman », le livreur de lait qui passait chaque matin déposer le lait à domicile et récupérait la bouteille vide de la veille.

Le concept de Loop repose sur un constat simple : la consommation de produits du quotidien génère un volume trop important de déchets, et l’entreprise veut y remédier grâce à l’économie circulaire.

Pour le lancement du service en France en mai 2019, Loop s’est associé à Carrefour, qui héberge le site Maboutiqueloop.fr sur son portail internet. L’entreprise s’appuie par ailleurs sur le service de l’enseigne.

Maboutiqueloop.fr se présente comme une plateforme d’e-commerce circulaire qui commercialise une centaine de références de produits alimentaires (tels que des pâtes, du riz, des biscuits, des huiles, ou encore des boissons), mais aussi des produits de beauté et d’hygiène (shampoings, crème hydratante, couches pour bébés), et des produits d’entretien comme de la lessive. 

L’offre s’appuie sur la participation d’une quinzaine de multinationales, dont Mondelez, Mars Petcare, Uni­lever, Nestlé, PepsiCo, Coca-Cola, Bodyshop ou Biersdorf, et des marques indépendantes (CoZie, La petite fabrique provençale, Les Petits Bidons…). La particularité de Loop est de commercialiser des produits dans des emballages spécifiquement développés par les industriels pour ce projet. En effet, les contenants sont durables, consignés et réutilisables. Conséquence logique, pour chaque produit, le client doit s’affranchir du prix de la consigne en plus du prix de vente. Il s’échelonne de 0,25€ à 3€ en moyenne selon le contenant, mais peut atteindre jusqu’à 19 euros, pour la boîte de couches pensée ‘sans odeurs’ et conçue pour rester plusieurs semaines dans une salle de bain.

Exemples de produits :

S’agissant du processus d’achat, concrètement, lorsqu’un client passe commande sur le site Maboutiqueloop.fr, il reçoit à son domicile ses produits rangés dans un sac durable Loop (lui-même consigné). Une fois les produits consommés, le client remet les emballages vides dans le sac Loop, sans même avoir besoin de les nettoyer. Pour obtenir le remboursement des consignes il lui suffit de programmer une collecte du sac, et Loop se charge de venir chercher les emballages à son domicile. Le client peut aussi choisir de remettre le sac au livreur lors de la commande suivante. Il peut choisir l’option « rechargement automatique », qui l’engage à acheter de nouveau la même référence mais lui évite l’étape fastidieuse paiement-remboursement de la consigne sur chaque achat.

Le sac à la loupe :

Une fois les contenants récupérés par Loop, ils sont nettoyés, stérilisés, renvoyés aux partenaires (les industriels) qui les remplissent de nouveau, pour être in finé, réinjectés dans la « boucle ».

Bilan de l’implémentation

D’abord déployé à Paris et en région parisienne, Loop a ensuite étendu sa zone de livraison aux Yvelines, puis à Lille et sa région. 

La plateforme revendique plusieurs milliers de clients déjà inscrits, à la fois pour accéder au service mais aussi pour effectuer leurs courses.

Afin de connaître précisément les avantages du système de consignes mis en place, Loop a réalisé en interne des analyses de cycle de vie, dont la pertinence et l’exactitude sont certifiés par la LCA Consulting company, un organisme américain indépendant. Ces études révèlent que le modèle développé par Loop est plus vertueux qu’un site d’e-commerce traditionnel, à partir de 3 cycles d’utilisation (et donc d’achat). Plus vertueux en termes d’impact environnemental et d’émissions de CO2 relatives à la fois à la fabrication de l’emballage, aux extractions de matières premières, du transport, etc.

Perspectives de développement

L’entreprise prévoit de référencer davantage de produits à sa plateforme e-commerce en France. Autre projet en cours : étendre les livraisons à plus de zones sur le territoire hexagonal. Par ailleurs, Loop a déjà été lancé sur la côte Est des Etats-Unis dont la ville de New-York et dès 2020, son service sera déployé sur la côte Ouest des Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, au Japon, au Canada et en Australie.

Loop ambitionne de convaincre davantage de retailers à l’intégrer à leur système de distribution. De cette manière, il sera possible d’acheter des produits Loop en même temps que des produits « conventionnels » sur le site des distributeurs partenaires (Carrefour en France). A terme, des corners Loop pourront également être intégrés en magasin.

fr_FRFrench
fr_FRFrench