Too Good To Go est née en 2016, la même année que la loi Garot, qui renforce l’engagement des pouvoirs publics à réduire de moitié les pertes et gaspillages alimentaires d’ici 2025. La start-up se présente donc comme une communauté qui lutte contre le gaspillage alimentaire. Son service repose sur une application mobile de mise en relation des utilisateurs avec des commerçants. Elle prévoit d’atteindre bientôt le cap des 20 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Présentation de l’initiative

Fondée par la Française Lucie Basch, Too Good To Go a vu le jour sur la base d’un constat simple : 1/3 de la nourriture produite dans le monde est gaspillée. En France, selon l’Ademe, 10 millions de tonnes de nourritures finissent chaque année dans la poubelle, soit l’équivalent de 150 kg par an et par habitant. La mission que s’est fixée Too Good To Go est de permettre à chacun, à son échelle, de lutter contre le gaspillage alimentaire. 

Concrètement, Too Good To Go s’appuie sur une application mobile éponyme. Elle permet à ses utilisateurs d’identifier près chez eux des commerçants qui proposent, à petit prix, un « panier surprise » composé des invendus du jour. Une fois l’application lancée, apparaissent alors les commerces qui proposent des paniers à récupérer le jour-même, en fin de journée (généralement entre 16h jusqu’à 20h). Le client ne sait pas à l’avance de quels produits son panier sera composé, et le découvre au moment où il le retire chez le commerçant.

Le prix moyen de ce panier peut osciller en moyenne entre 2 euros et 5 euros. La règle pour le commerçant  étant de vendre les produits au maximum au tiers du prix de vente habituel. De son côté, Too Good To Go se rémunère grâce à une commission de 1,09 euro sur chaque panier vendu.

La solution se veut gagnant-gagnant : les commerçants peuvent ainsi revaloriser des produits qui auraient été jetés quant aux utilisateurs, ils ont la possibilité de récupérer un lot de produits alimentaires à un prix défiant toute concurrence.

Too Good To Go compte parmi ses commerçants partenaires des boulangeries (dont les viennoiseries se périment très vite), des pâtisseries, des hôtels (souvent amenés à jeter des invendus issus des petits-déjeuners), des restaurants et évidemment, des supermarchés. L’entreprise travaille avec 95% des grands noms de la distribution, notamment Carrefour, Monoprix, Biocoop, Cora, Auchan, Naturalia ou encore Leader Price.

Bilan de l’implémentation

L’application Too Good To Go comptabilise 5 millions de téléchargements. Et l’entreprise revendique plus de 30% d’utilisateurs actifs. Ils achètent au moins une fois par mois un panier auprès d’un commerçant partenaire, au prix de trois ou quatre euros.

Too Good To Go en quelques chiffres c’est :

  • 10 millions de repas sauvés depuis 2016 dont 7 millions de repas en France
  • 11 000 commerçants partenaires en France
  • 1 “Guide Anti-Gaspi” qui donne toutes les clés au consommateur pour lutter contre le gaspillage alimentaire à la maison et 1 livre blanc consacré aux dates de péremption.
  • 60 000 signataires de la pétition #ChangeTaDate pour mieux informer les Français sur les dates de péremption.
  • 70 salariés en France

Perspectives de développement

Too Good To Go est aujourd’hui présent dans 14 pays, et emploie plus de 400 personnes. A ce jour, l’application compte 16 millions d’utilisateurs, 30 000 commerçants partenaires et revendique avoir sauvé plus de 22 millions de repas. La société continue de développer plus de partenariats avec les commerçants et poursuivre la sensibilisation du grand public.